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ANALYSE : Du Mali à la RDC, « La Chasse Aux Casques Bleus Est Ouverte »

Rien ne va plus entre la RDC et la Monusco. Mais au-delà, remarque le site burkinabè « Wakat Séra », ce sont d’autres missions onusiennes d’interposition sur le continent africain qui sont critiquées, contestées, voire poussées vers la sortie. Source Wakat Séra.

Cet Eric Gillmann, est devenu un autre "un bouc-émissaire* de plus de l’incompétence et de la mauvaise gouvernance de part et d’autres.

Trente-six morts dont quatre Casques bleus et 32 manifestants. C’est le bilan officiel, md part ais surtout lourd, sur une semaine, de manifestations contre la présence de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco).

Et la tension reste vive entre la mission onusienne et les Congolais, qu’ils soient populations civiles ou dirigeants. La dernière escalade dans cette crise est la demande par les autorités congolaises du départ du porte-parole de l’ONU en RD Congo. Mathias Gillmann, c’est son nom, est accusé de jeter de l’huile sur le feu, à travers un entretien qu’il a accordé à nos confrères de RFI.

Les propos qui sont reprochés à Mathias Gillmann datent du 13 juillet dernier. Lors d’un point presse, il a affirmé que « les terroristes du M23 disposent d’armes plus sophistiquées que ce qu’ils avaient il y a quelques mois ». Réaction du gouvernement : « C’est un aveu d’impuissance pour la Monusco”, une déclaration « qui démotive les militaires au front et qui démontre clairement l’état d’esprit des Casques bleus ».

Un mandat restreint

Pourtant, rien ne devrait justifier ces violences et morts qui ne font qu’empoisonner davantage les relations entre Kinshasa et le palais de verre de New York [siège de l’ONU]. Du reste, le planning de retrait progressif de la Monusco de la RDC à l’horizon 2024 est déjà sur la table, et le pouvoir de Félix Tshisekedi [président de la RDC] en a même demandé la réévaluation.

Sauf que les Congolais, pour qui la Monusco n’est pas en mesure de les protéger contre les agressions extérieures, notamment celles du M23, veulent précipiter ce départ, qui est loin d’être la panacée contre les guerres civiles dans ce pays-continent dont la richesse inouïe du sous-sol suscite des convoitises, tant de politiciens et divers groupements d’intérêt économique locaux que des pays voisins et de puissances étrangères.

Auteur: MANZI
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