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La RDC et ses centaines des groupes rebelles : les ADF ont augmenté leurs attaques en 2021-2022 .

Selon le rapport de l’ONU, entre janvier 2021 et janvier 2022, les combattants des ADF non seulement ont continué à commettre des attaques contre les populations civiles, mais ils les ont augmentées. Par Patient Ligodi

Un membre des ADF dans le village de Manzalaho près de Béni en février 2020 (Image d’illustration). AFP - ALEXIS HUGUET

Entre janvier 2021 et janvier 2022, les combattants des ADF ont continué à commettre des attaques contre les populations civiles, malgré les efforts fournis par les autorités nationales avec le soutien de la Monusco et de l’armée ougandaise pour neutraliser le groupe armé.

Au cours de cette période, le bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) a enregistré une augmentation de près de 40% des atteintes aux droits de l’homme et violations du droit international humanitaire attribuables à des membres des ADF.

D’après le bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme en RDC, au moins 1 311 personnes ont été victimes d’exécution sommaire par des membres des ADF, particulièrement dans les territoires de Beni, au Nord-Kivu et Irumu et Mambasa en Ituri. D’après le BCNUDH, les efforts fournis par les autorités, la Monusco et l’armée ont été insuffisants pour réduire les attaques contre les populations.

Plusieurs paramètres expliquent cette aggravation de la situation. Le bureau onusien a observé, dit-il, que les ADF utilisent des moyens technologiques modernes pour surveiller des localités, les mouvements des FARDC et des casques bleus. Dans le même cadre, le rapport note l’arrestation d’un Jordanien qui serait impliqué dans la formation au maniement des drones.

Implantation à Irumu
Ce document confirme aussi que d’autres groupes armés locaux agissent de connivence avec les ADF. C’est le cas des Maï-Maï Kyadenga, dont les bases se trouvent principalement dans les localités de Mamove et Eringeti dans le territoire de Beni, au Nord-Kivu, et dans le territoire d’Irumu, en Ituri.

Selon le rapport, depuis le début des opérations militaires conjointes FARDC-UPDF, 13 frappes contre les positions des ADF ont été recensées. Celles-ci ont entraîné la dispersion et le déplacement des ADF et de leurs dépendants du nord-est au nord-ouest du territoire de Beni et dans le territoire de Mambasa, en Ituri.

Cette nouvelle dynamique a fait que ces combattants continuent aussi à s’implanter à Irumu, où ils ont établi des bases notamment dans la forêt de Zunguluka et au Mont Hoyo.

Toutefois, le BCNUDH salue les efforts du gouvernement mais note que la neutralisation définitive des ADF et la stabilisation de cette partie du territoire de la RDC nécessitent des efforts supplémentaires. Notamment dans le cadre du déploiement d’une administration civile, capable de fournir des services de base et de résoudre les sources profondes de l’instabilité.

Ce rapport mentionné par Ligodi, ne mentionne pas l’inefficacité des forces onusiennes, la collusion des FARDC avec les rebelles et l’inadaptabilité des forces et des moyens d’intervention extérieure qui ont contribué à disséminer géographiquement les ADF.

Il y a espoir que les négociations de Nairobi, permettront à la RDC de revoir son approche, et de répondre sincèrement et d’une manière durable aux préoccupations de sa population.

Auteur: MANZI
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