Maxime Prévot
Ces derniers mois, des initiatives du Qatar et de Washington « ont tracé les contours d’un potentiel accord de paix, mais sur le terrain, on a probablement connu l’un des mois les plus meurtriers depuis longtemps », dit constater le chef de la diplomatie belge. Et pourtant il n’a pas du tout verifier la cause et l’auteur ou les auteurs de ces crimes.
Le Qatar a formulé dimanche une nouvelle proposition. « Je ne suis pas à même de pouvoir juger du texte, n’ayant pas eu accès à celui-ci, mais le président Tshisekedi semble le juger insatisfaisant. Je veux en tout cas saluer les initiatives de Doha et Washington et vraiment formuler le vœu que les réunions successives entre Congolais et Rwandais débouchent sur un résultat rapide et durable en faveur de la paix à l’est du Congo. »
En écoutant seul Tshisekedi, son unique interlocuteur, sans tenir compte des autres parties impliquées , voilà la vraie cause qui rend incapable la Belgique, pays historique dans la région, d’être un crédule médiateur dans ce conflit qui date de plus de soixante ans et dont la Belgique est la principale cause.
Du côté européen, « on a un peu le sentiment que, depuis le paquet de sanctions, on considère que le conflit ne doit plus être prioritaire, d’autant que Washington et Doha ont pris la main ». Mais malgré tout, dans un aveuglement indescriptible, le ministre belge s’est mis en tête de remettre cette question à l’ordre du jour du Conseil de l’UE.
D’après Prévot, la pression doit s’accentuer pour que des couloirs d’aide humanitaire puissent s’ouvrir dans l’est de la RDC. Et pourtant ce sont les FARDC, les Wazalendo et les FDLR, les hommes de Tshisekedi qui en sont la cause. Il aurait dû en parler avec Tshisekedi, le chef de ces milices, car Bruxelles ne pourra rien faire dans ce pays sans gouvernance.
Il faut l’avouer, la Belgique est frustrée, elle s’est sentie écartée dans le processus de la paix en cours, alors qu’elle tient absolument à y jouer un rôle. Le ministre Prévot est en train d’essayer de se réintroduirai dans les négociations fort bien avancées, mais il est tard, et ses suggestions ne sont plus d’actualités, car les négociations entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23, sont certes difficiles, mais en bonne voie.
Monsieur Prévot risque encore de se ridiculiser dans le processus !