Patrick Muyaya Katembwe, actuel Ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du Gouvernement de la RDC, il dit tout sauf la vérité, pour protéger son chef et sauvegarder ses acquis. Il n’hésite pas à s’affirmer négationniste du génocide contre les Tutsi, voire à protéger les FDLR, autres génocidaires que son gouvernement emploi comme mercenaires, et qui en profitent pour piller, violer et massacrer la population congolaise sans protection. (de RP)
Tenez. Ce 4 juillet 2024, Bwana Muyaya expliquait les mobiles de la visite de la première ministre à Bukavu et à Goma en tenant des propos scandaleux ci-après : « C’est une guerre que nous vivons depuis 30 ans. Ici nous sommes à Bukavu, on est dans une partie du pays où la femme a été particulièrement victime des atrocités des Tutsi. Tous les Congolais, cette guerre, c’est la leur. On a un front militaire, on a un front politique, on a un front diplomatique, on a un front économique, on a un front médiatique, on a un front judiciaire. Ça nous permettra de résoudre un problème qui dure
Mr Patrick Muyaya :
1) L’expression haineuse, stigmatisant intitulée "les atrocités des Tutsi" relève de vos propres mots. Je les ai repris tel quel, sans rien ajouter ni retrancher. Les mots tuent. Oui, ils tuent. Le génocide commence toujours par des mots de haine comme les vôtres et ceux de vos compatriotes idéologisés comme ceux du général major Sylvain Ekenge. Vos propos terrifiants sur Télé 50 visant le groupe Tutsi relèvent ni plus ni moins de l’incitation publique et directe à la haine ethnique, à l’appel à la stigmatisation ethnique, point de départ du génocide.
2) Par ailleurs, force est de constater que l’habitude de stigmatisation des Tutsi n’est pas une affaire limitée à votre seule personne. C’est une récurrence chez plusieurs responsables congolais à l’instar de votre prédécesseur, Abdoulaye Yerodia Ndombasi, de tiste mémoire, qui a qualifié publiquement les Tutsi de « vermines » à « exterminer ». La Belgique avait, sans résultat, émis un mandat d’arrêt international contre lui. La RDC l’a protégé, assurant par là son choix d’impunité comme il le fait toujours pour les FDLR. Or, ne vous en déplaise, l’engagement en faveur des génocidaires et des négationnistes est votre choix le plus intime comme vous le démontrez en soutenant le négationniste franco-camérounais Charles Onana avec vos mots : "le procès d’Onana est un peu le vôtre". Voilà. Le procès d’un accusé du négationnisme du génocide des Tutsi est le vôtre. Votre choix n’est pas individuel, il est étatique. De même, l’appel à la haine ethnique, au génocide, que vous avez fait ouvertement sur Télé 50 est votre choix individuel et politique. Pourquoi alors en vouloir à ceux qui vous disent que ce sanglant choix est un scandale, un crime, une horreur condamnable ?
3) Le propagandiste Yerodia Ndombasi est mort sans jugement, laissant derrière lui le cachet éternel de tueur par les mots. Patrick Muyaya, vous épousez le même enfermement dans la haine. En choisissant de militer dans le soutien aux génocidaires réunis au sein des FDLR, c’est une cruelle complicité qui vous aveugle au point de ne rien apprendre du sort des responsables des médias de la haine entre 1990 et 1994 au Rwanda. Avez-vous oublié les condamnations par le Tribunal pénal international pour le Rwanda des journalistes et patrons de la RTLM et de Kangura, pour incitation publique et directe à commettre le génocide ? Ayez l’audace de lire les jugements de condamnation pour appel au génocide retenus contre des idéologues comme Ferdinand Nahimana, Jean Bosco Barayagwiza et Hassan Ngeze. Méditez à fond les plaidoyers de culpabilité de Joseph Serugendo et Georges Henri Yvon Ruggiu, vous comprendrez alors la gravité criminelle des mots. Vous saisirez que la tricherie des faits historiques à laquelle vous excellez ne tient pas debout face à l’ampleur d’un génocide.
In fine,
Patrick Muyaya, ayez le courage de prononcer quelques simples mots qui conviennent en pareils cas : PARDON chers internautes, moi, Patrick Muyaya, j’ai déconné, je confesse, je m’incline devant l’erreur, je retire mes mensonges. Trop c’est trop. c’est cela qui vous conviendrait. Uniquement.