LE RWANDA ACCELERE SES AMBITIONS NUCLEAIRES GRACE A UN NOUVEL ACCORD AVEC UNE IMPORTANTE AGENCE ATOMIQUE
Le Rwanda et l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont récemment échangé sur les ambitions nucléaires du pays à l’occasion du Sommet africain sur l’innovation dans l’énergie nucléaire. Le Directeur général de l’AIEA y a remis le rapport final d’une mission d’examen intégré des infrastructures nucléaires (INIR) et signé un accord visant à renforcer la coopération dans le domaine de l’énergie nucléaire, notamment autour des petits réacteurs modulaires. Source BIA
author By MANZI
    On lundi 25 mai 2026
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De gauche à droite : Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’AIEA, et le président rwandais Paul Kagame en marge du Sommet africain sur l’innovation dans l’énergie nucléaire. [X : @rafaelmgrossi]

Le Rwanda ambitionne de rendre l’énergie nucléaire opérationnelle dès le début des années 2030, avec l’objectif que cette source représente plus de 60 % de son mix énergétique d’ici 2050.

La mission INIR a salué les avancées institutionnelles, juridiques et technologiques du Rwanda, mettant en avant le fort engagement du gouvernement ainsi que les mesures réglementaires proactives mises en place.

Ces échanges interviennent dans le cadre de la visite de l’AIEA en Afrique de l’Est à l’occasion du Sommet africain sur l’innovation dans l’énergie nucléaire.

À cette occasion, le directeur de l’agence, Rafael Mariano Grossi, a rencontré plusieurs dirigeants de la région, notamment la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, le président rwandais Paul Kagame, ainsi que Faure Gnassingbé, président du Conseil des ministres du Togo.

Selon les informations communiquées par l’agence, Rafael Mariano Grossi a remis le rapport final de la mission d’examen intégré des infrastructures nucléaires, discuté des ambitions nucléaires du Rwanda avec le président Paul Kagame et signé un accord destiné à renforcer la coopération entre l’AIEA et Kigali dans le domaine de l’énergie nucléaire.

La mission d’examen intégré des infrastructures nucléaires (INIR) constitue une étape majeure dans les efforts stratégiques du Rwanda visant à établir un cadre solide pour un programme nucléaire sûr, sécurisé et durable.

« Le Rwanda est heureux d’avoir achevé avec succès la phase 1 de l’examen intégré des infrastructures nucléaires (INIR) de l’AIEA.

Nous comptons rendre l’énergie nucléaire opérationnelle dès le début des années 2030, et cette évaluation confirme que nous sommes sur la bonne voie. Pour l’Afrique, l’énergie n’est pas simplement une question de développement.

Elle constitue le fondement de la croissance industrielle et de la compétitivité », a déclaré le président rwandais.

La politique énergétique du Rwanda identifie l’énergie nucléaire comme un élément central d’un portefeuille énergétique diversifié destiné à réduire la dépendance du pays à l’électricité importée et aux carburants liquides, avec l’objectif stratégique que le nucléaire représente plus de 60 % du mix énergétique national d’ici 2050.

Le pays d’Afrique de l’Est prévoit de mettre en service son premier petit réacteur modulaire (SMR) au cours des années 2030.

Le Directeur général de l’AIEA et le ministre rwandais des Infrastructures, Jimmy Gasore, ont signé un accord visant à renforcer la coopération avec l’AIEA concernant l’intégration de l’énergie nucléaire, en particulier des petits réacteurs modulaires (SMR), dans le portefeuille énergétique national.

Par ailleurs, Rafael Mariano Grossi s’est entretenu avec la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan au sujet du renforcement du partenariat entre l’AIEA et la République-Unie de Tanzanie.

Les discussions ont porté sur plusieurs initiatives, notamment les soins contre le cancer, le renforcement de la sécurité alimentaire à travers les programmes phares de l’AIEA Rays of Hope et Atoms4Food, ainsi que le développement stratégique des infrastructures électriques de la Tanzanie.

Le Rwanda et l’AIEA il y a quelques mois

En mars dernier, des rapports indiquaient déjà que l’AIEA soutenait les progrès du Rwanda vers le développement d’un programme nucléaire, à la suite d’une mission d’évaluation de huit jours chargée d’examiner l’état de préparation du pays à intégrer l’énergie nucléaire dans son mix énergétique.

La mission INIR, menée du 2 au 9 mars à la demande de Kigali, avait conclu que le Rwanda développait progressivement les bases institutionnelles, juridiques et technologiques nécessaires à la mise en place d’un programme nucléaire.

L’AIEA avait identifié comme principaux atouts du pays la forte coordination gouvernementale, la création précoce d’un cadre réglementaire et l’implication proactive des parties prenantes.

Ces conclusions interviennent alors que Paul Kagame a récemment réaffirmé, sur la scène internationale, les ambitions nucléaires du Rwanda.

Lors d’un événement consacré à l’énergie nucléaire organisé à Paris à l’initiative du président français Emmanuel Macron, Paul Kagame avait annoncé son intention d’investir jusqu’à 6 milliards de dollars dans les infrastructures nucléaires afin de garantir un approvisionnement électrique fiable au service d’une croissance économique durable.

Le chef de l’État rwandais avait également plaidé pour un élargissement du soutien des institutions financières internationales aux pays en développement souhaitant investir dans l’énergie nucléaire.

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