La Monusco avec ses experts, devraient plutôt examiner pourquoi il y a tant des rebellions en RDC, en reconnaissant les causes on trouvera plus facilement la solution, au lieu d’entrer dans la bataille tête baissée. A moins que la Monusco et ceux qui bénéficient de son budget de fonctionnement, aient d’autres intérêts cachés, qu’ils veulent sauvegarder par la duré de leur présence en RDC. Et il y en a.
Il est fort évident que la RDC n’ait point besoin de plus de soldats pour combattre ses compatriotes, mais plutôt ce formidable pays a plutôt besoin d’une armée efficace de bons et honnêtes gestionnaires qui mettrait la RDC sur pied, qui, en père de famille, gérerait les ressources disponibles, pour le bien et au profit de tous les congolais.
Beaucoup des rebellions en RDC ont pris naissance à cause de la mauvaise distribution des ressources nationales. Les ressources congolaises, comme le dit l’adage pygmée, « c’est comme la viande de l’éléphant, chacun se débrouille pour couper le morceau comme il veut et comme il peut ». Malheureusement tout le monde n’arrive pas à atteindre l’animal, si gros soit-il.
La bonne gouvernance est bien connue dans ce monde moderne. Quand on parle de la RDC, ce slogan qui nous vient des Nations unies, est vite oublié, et tout les maux du pays doivent être portés par un bouc-émissaire. Pour le moment c’est le Rwanda, qui est tout désigné. En fait, l’autruche enfouit la tête dans le sable, et entre temps en Ituri, à Beni, Lubero et Butembo, la population terrorisée, continue à se faire massacrer en présence des FARDC, de la Monusco, de l’armée du Sud Soudan, de l’armée ougandaise et celle du Burundi qui est le maître au Sud Kivu.
A ces témoins, comme ils ne suffisent pas, on va bientôt ajouter les armées des pays de la EAC, sauf celle du Rwanda, car il est désigné « bouc-émissaire ». Et pour couronner le tout, il n’est pas impossible que l’armé de la SADC va aussi monter en RDC. La moitié de l’Afrique va aider la RDC à combattre sa propre population appauvrie et affamée dans un pays si riche !
Prions Dieu que le volcan Nyiragongo ne donne pas un cou de pied dans cette fourmilière ! Entre temps la Pentagone viendra apprendre comment une pléthore d’armées n’arrivent pas à cerner des groupuscules sans foi ni loi.
Le Rwanda a-t-il besoin de la RDC pour exister ?
Nullement ! Le Rwanda est un pays millénaire, qui a l’expérience aussi bien dans la gestion administrative que la gestion économique. Le Rwanda actuel a su marier tous les systèmes de gestion traditionnelle avec les systèmes de gestion moderne.
Le Rwanda connaît et reconnaît l’importation des relations internationales, l’importance des accords politiques et économiques, l’importance des institutions internationales et régionales auxquelles il a adhéré parce qu’il est conscient de leur utilité pour le développement de ce pays.
Mieux vaut pour le Rwanda de signer des accords avec la RDC, que de faire le voyou en allant piller chez le voisin, un acte qui n’est pas économiquement viable à long terme. Le Rwanda n’a pas besoin de balkaniser le territoire d’un pays voisin. Il croit plutôt à l’appartenance au bloc régional, à une intégration réfléchie qui est plus rentable, plus sécurisant.
On peut conclure en rappelant un point simple mais important pour le Rwanda qui dans trois mois il a perdu un huitième de sa population à cause de l’ONU et ses « big guys » qui n’ont pas fait ni leur devoir ni le respect des conventions internationales dont ils sont les chantres.
C’est dans ce cadre, comme tout autre pays responsable, le Rwanda, à n’importe quel prix, tient à la sécurité de sa population ainsi qu’à son développement socio-économique.
A cause de cette situation, le Rwanda est sensible pour tout ce qui touche à sa sécurité. Le désordre sur ses frontières, causés par des génocidaires, soutenus par une armée nationale, elle-même soutenue par les forces des Nations unies , le Rwanda, encore une fois n’acceptera plus cette abomination.
Quant au rapport de la Monusco, il semble que c’est un acte de la dernière minute que l’ONU et son Monusco ont trouvé pour sauver la face devant les congolais, courroucés et il permet de gagner le temps pour le renouvellement de son mandat en RDC.
Peu importe le contenu de ce rapport, la Monusco, comme la Minuar au Rwanda de 1994, a montré ses limites. Encore une fois la reforme des Nations unies s’impose car elle a montré ses limites, non seulement dans ses réalisations mais aussi au niveau du monde démocratique qui n’est plus le même que celui de 1945 qui était à la base de sa création.
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