De son côté, Me Macha Sinègre-David, avocate de Jean-Pierre Chrétien, a souligné non seulement la bonne foi, mais aussi la compétence reconnue de son client concernant l’Afrique des Grands lacs.
Dans sa défense, comme il le répète à chaque fois que l’occasion se présente, l’ambassadeur, pendant l’audience, il a repris sa chanson comme quoi sa mère était une Tutsi, comme si cela lui donnait le droit de défendre le négationnisme. Ndagijimana sait bien que dans le couple mixte pendant le génocide, la mixité ne les a pas empêché à commettre le génocide, y compris sur leurs propres époux ou épouse et sur leurs propres enfants.
Mr Dupaquier a déclaré à l’issue du jugement que c’est un vrai soulagement, et il rendu hommage à la qualité des débats et à l’occasion que la présidente du tribunal, Mme Claire Fouquet-Lapar les a donné pour s’exprimer longuement.
Jean Pierre Chrétien estime que Jean-Marie Vianney Ndagijimana espérait obtenir du tribunal de Rouen une décision qui accréditerait sa thèse du « double génocide ». Mais le tribunal ne s’est pas engagé dans cette réécriture de l’Histoire, mais a fait respecter la liberté d’expression et de recherche en France. M. Ndagijimana a échoué sur toute la ligne.
Rappelons que Ambassadeur Jean Marie Ndagijimana, était parmi les personnalités de l’opposition qui ont été nommées au gouvernement rwandais juste après le génocide.
Après quelques semaines comme ministre des Affaires étrangères, Ndagjimana a profité de sa mission à l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre 1994, pour abandonner son poste et fuir en France avec les fonds de fonctionnement qu’il devait remettre à la représentation du Rwanda auprès des Nations unies à New York.
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