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RDC : Des Forces du Kenya Bientôt Déployées Dans l’Est du Pays

L’est de la RDC est déstabilisé depuis près de trois décennies par la présence de plus d’une centaine de groupes armés locaux et étrangers dont le M23 qui a repris les armes fin 2021 et occupe la ville de Bunagana depuis 4 mois. Par Ouest France

Le changement de commandement de la FARDC et l’occupation du pays par les forces étrangères pourront-ils apporter la paix dans le pays ? Tout observateur avisé en doute !

Pour empêcher les activités de ces groupes rebelles (dont les Forces démocratiques de libération du Rwanda, le FDLR) et de l’État islamique en Afrique centrale (ISCAP), une force régionale va être déployée par la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) dans la province du Kivu. Elle comprendra des détachements venant d’Ouganda, du Kenya, du Soudan du Sud, du Burundi et de Tanzanie.

L’Elysée s’est félicité de cette avancée qui s’inscrit dans un « accord de désengagement et de stabilisation dans l’Est de la RDC, dans le Kivu » négocié à New York entre les présidents Kagame et Tshisekedi, et avec une intervention d’Emmanuel Macron. Il aurait été décidé que le M23 se retirerait de Bunagana, que les Kenyans se déploieraient à Bunagana et que les Congolais feraient en sorte d’évincer un certain nombre de militaires FDLR de leur armée (les FARDC).

L’Elysée estime que ce « vrai succès diplomatique de la France » est une étape qui permet d’éviter la reprise d’une guerre « meurtrière et terrible » dans l’Est du Congo.

Succès pas si éclatant
Sur le terrain, les avancées sont moins flagrantes. Selon le porte-parole du gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, le général Sylvain Ekenge, cité par RFI, "la force régionale est-africaine qui arrive, ce ne sont pas ces forces-là qui viendront remplacer les forces armées. Toutes ces forces viennent en appui des forces armées (...).

Les Kenyans ne sont pas encore arrivés, les Ougandais ne sont pas encore arrivés, les Sud-Soudanais ne sont pas encore arrivés mais les Burundais sont déjà au Sud-Kivu et ils opèrent à ce niveau-là en appui aux FARDC" (Forces armées de RDC).


Le M23 qui tient toujours Bunagana, se dit prêt à se battre, tout en indiquant vouloir négocier directement avec Kinshasa, comme en témoigne ce communiqué du 14 octobre :

Dernier problème : l’aggravation de la « crise de confiance » de la population locale à l’égard de la MONUSCO, la mission onusienne.

« Nous sommes prêts et disposés à nous retirer », a déclaré le chef de la MONUSCO, Bintou Keita, qui s’est dit prêt à accélérer le rythme de retrait de la force de l’ONU (14 000 soldats et policiers dont une grande partie est déployée dans l’est de la RDC).
Ces déclarations font écho à celles du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, qui a admis que « l’ONU n’est pas capable de vaincre le M23 » qui est aujourd’hui une armée moderne, avec des équipements militaires plus avancés que ceux de la MONUSCO.

Auteur: MANZI
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