L'Afrique que on veut

L’IMMIGRATION, SEULE SOLUTION NATURELLE POUR LE VIEILLISSEMENT DÉMOGRAPHIQUE ET LE DEVELOPPEMENT .

L’Occident et l’ensemble des pays industrialisés, connaissent une forte baisse de la natalité combinée du vieillissement inexorable de la population. La seule solution naturelle et historique à cette situation, depuis que l’homme existe, c’est la migration.

L’effondrement de la natalité confronte le monde à une nouvelle révolution démographique que personne n’attendait si tôt selon Gilles Pison.

Pison dit qu’il y a deux siècles, les femmes mettaient au monde entre cinq à six enfants en moyenne chacune et ceci partout à travers la planète. La majorité de ces enfants mourraient en bas âge. Ils n’en restaient que deux en moyenne qui devenaient adultes et qui élevaient eux-mêmes des enfants par la suite. Il y avait au final un équilibre entre le grand nombre de naissances et de décès. La population augmentait très faiblement. L’humanité est arrivée, dans ces conditions démographiques de croissance très lente, à un milliard d’humains vers 1800.

Des changements se sont ensuite produits dans les conditions de vie et les comportements, que les démographes appellent la transition démographique. La mortalité s’est mise à baisser, notamment celle des enfants. Les familles ont ensuite commencé à limiter volontairement leurs naissances. Ces changements ont débuté il y a plus de deux siècles en Europe et en Amérique du Nord. Ils ont été observés aussi dans les autres régions du monde (en Asie, en Amérique Latine puis en Afrique) quant à leur tour elles ont été touchées par les progrès économiques et sanitaires qui ont fait reculer la mortalité. Comme en Europe et en Amérique du Nord, les familles se sont mises ensuite à limiter volontairement les naissances.

La baisse de la mortalité a fait apparaître un excédent des naissances sur les décès qui est à l’origine de la croissance démographique très importante de l’humanité depuis deux siècles. Nous avons dorénavant franchi le seuil de huit milliards d’habitants sur la planète en novembre dernier, d’après les Nations Unies. La population devrait continuer à augmenter encore pendant quelques décennies. Nous sommes en effet toujours dans une situation d’excédent des naissances vis-à-vis des décès. Il y a deux fois plus de naissances que de décès. Cela alimente la croissance démographique.

Mais ce formidable accroissement de la population mondiale est en voie de se terminer. Selon les projections de populations des Nations Unies publiées il y a moins d’un an, nous attendrions autour de dix milliards d’habitants sur Terre à la fin du siècle, mais la population n’augmenterait plus alors. L’humanité aura été décuplée en l’espace de trois siècles. Et nous sommes à la fin de la période d’accroissement rapide de la population mondiale.

Si la population mondiale continue d’augmenter, cela s’effectue à un rythme qui diminue d’années en années. Le taux d’accroissement de la population mondiale est passé par un maximum de plus de 2 % par an il y a 60 ans déjà (vers 1960). Et depuis, si la population a continué d’augmenter, cela s’est produit à un rythme qui a décéléré – il est aujourd’hui de 0,9 % par an, selon les Nations Unies. Ce taux de croissance démographique devrait continuer de baisser dans les prochaines décennies en raison de la diminution de la fécondité. Les femmes mettent au monde aujourd’hui en moyenne 2,3 enfants chacune à travers la planète. Ce chiffre était beaucoup plus important (5 enfants par femme) dans les années 1960.

Il est important de savoir que les deux tiers de l’humanité vivent dans un pays ou une région du monde où la fécondité est inférieure au seuil de remplacement des générations. Ce seuil est de 2,1 enfants et permet le remplacement à terme de la population.
Dans certaines régions, la fécondité est encore de 2,5 enfants par femme, voire plus, notamment en Afrique, dans une partie du Moyen-Orient, et dans une bande en Asie allant du Kazakhstan au Pakistan en passant par l’Afghanistan. C’est dans ces régions que l’accroissement de population sera le plus important d’ici la fin du siècle, même si la limitation volontaire des naissances devrait s’y généraliser à terme comme partout ailleurs.

Mais les générations actuelles, particulièrement celles des pays développés souhaitant avoir peu d’enfants mais investir sur chacun d’eux pour leur assurer une vie longue et de qualité. Il en résulte que de plus en plus de pays atteignent une fécondité basse (2 enfants par femme voire moins).


En France, depuis la fin du baby-boom, les femmes mettent 2 enfants au monde en moyenne. La fécondité est descendue nettement plus bas (en-dessous de 1,5 enfant) dans les pays du sud de l’Europe – Portugal, Espagne, Italie, Grèce. Les pays de l’Est de l’Asie ont aussi des niveaux bas : 1,3 enfant au Japon, 1,2 en Chine, 1,0 à Singapour, 0,7 en Corée du Sud. Ce dernier pays a la fécondité la plus faible du Monde. Pour l’avenir, une question se pose : tous les pays du monde vont-ils converger vers un modèle unique de famille ou une diversité de situation selon les pays se poursuivra comme aujourd’hui.

Dans une grande partie du monde, le taux de fécondité, le nombre moyen de naissances par femme, s’effondre. Quelles sont les conséquences économiques de l’effondrement de la natalité et de cette nouvelle révolution démographique ? Quel est le poids du baby bust sur l’avenir de l’économie mondiale ? L’économie va-t-elle se transformer en profondeur ?

Le nombre de naissances chaque année se situe actuellement autour de 130 à 140 millions à l’échelle mondiale. L’effondrement n’est pas annoncé dans l’immédiat par les Nations Unies. Dans leur projection moyenne, le chiffre est encore à peu près au niveau de celui d’aujourd’hui en 2050. Il baisse ensuite lentement pour atteindre 110 millions à la fin du siècle. Les naissances seront particulièrement concentrées dans les régions où la fécondité est la plus élevée. En revanche, dans certaines régions où les naissances sont déjà en baisse, elles vont continuer à baisser.

Une des premières conséquences de la transition démographique a été l’accroissement de la population. Une deuxième conséquence est le vieillissement de la population. Ce phénomène touche tous les pays, y compris ceux qui ont vu leur fécondité se stabiliser autour du seuil de remplacement.

Le vieillissement des populations déjà notable en Asie et en Occident entraîne une pénurie de main-d’œuvre et un ralentissement économique. Quels peuvent être les moteurs de croissance pour remplacer la démographie ? Les nouvelles technologies comme l’IA pourront-elles être la solution ?

L’immigration comme une de plus sûre sinon la seule solution naturelle.

Lorsqu’il y a un manque de main-d’œuvre dans un pays, comme en Allemagne ou au Japon, plusieurs réponses sont possibles. L’immigration en est une, le recours à l’automatisation et à l’IA, une autre.

L’Allemagne compte sur l’immigration alors que le Japon, où celle-ci est faible, a beaucoup investi dans l’automatisation et les robots. De nombreuses tâches sont assurées dans les entreprises et au sein de la société par des robots.


Mais le recours aux robots a ses limites : pour les soins aux personnes par exemple, ils peuvent certes remplir beaucoup de tâches, mais il restera toujours le besoin de contact avec de vraies personnes.

L’immigration est inévitable et on ne peut l’arrêter. Comme l’eau instable cherche à se frayer un passage pour se stabiliser, l’homme aussi, propriétaire du globe, il cherchera toujours où s’installer pour assurer son bien-être et pour satisfaire ses besoins de bases.

Ni les visas et passeports, ces outils limitatifs et ségrégationnistes, sans parler de l’immensité des océans et du racisme, n’empêcheront pas l’homme de prendre de son envol pour peupler la terre entière qui au juste, lui appartienne de droit.

Il serait de mieux de commencer à penser aux projets et programmes « win-win », que de s’évertuer à construire des barrières de toutes sortes, car l’immigration non seulement est une démarche naturelle, mais aussi elle est nécessaire pour la survie de tout l’homme et de tout homme.

Auteur: MANZI
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