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RDC –SUD AFRIQUE : Tshisekedi invité en Afrique du Sud

Le Président Cyril Ramaphosa de l’Afrique du Sud a invité son homologue de la RDC, Félix Tshisekedi en Afrique du Sud. Après un séjour récent à Kinshasa, Ramaphosa veut certainement finaliser les accords de coopération dans les domaines Economiques et sécuritaires dont les deux pays ont fortement besoin.

En effet, les deux pays ont adopté le rapport de ladite Commission et les deux chefs d’État, Tshisekedi et Ramaphosa, se sont egagés à veiller à la mise en œuvre des différents accords conclus entre Kinshasa et Pretoria.

A Kinshasa, Tshisekedi avait déclaré que « nos deux pays peuvent avec leur influence lutter pour que la zone d’Afrique australe puisse atteindre un autre niveau économique ». Ce qu’il n’a pas dit c’est le besoin de la SADC et surtout de l’Afrique du Sud, de venir le débarrasser du M23 qui est son dada. C’est ainsi qu’il ne mentionne jamais le tort que cause au pays les plus de deux cents autres rebellions qui provoquent des massacres par dizaines des morts au quotidien à travers tout le pays et même à Kinshasa.

Parmi ces accords, le côté économique qui a toujours intéressé l’Afrique du Sud, depuis son entreprenant président Jacob Juma, ce sont les mines congolaises. Actuellement ce qui a été mis à jour c’est la fabrication des batteries électriques grâce au lithium dont regorge la RD Congo, mais surtout Ramaphosa veut ressusciter le projet Inga III, pour résorber le déficit en électricité dont l’Afrique du Sud est en manque et qui affecte cruellement son économie.

En ce qui concerne l’accord dans le domaine de sécurité, qui intéresse plus que tout Tshisekedi, qui tient à gagner la grande guerre avant les six mois des élections présidentielles, il reste à voir si réellement Ramaphosa va s’embarquer dans cette grande aventure, avec ou sans les forces de la SADC.

Qu’importe le choix de la coopération sécuritaire envisagée par la RDC, elle va se heurter à plusieurs obstacles. Entre autres on peut citer les principaux :

Le premier obstacle est que Tshisekedi est en fin de règne. Combien d’hommes d’Etat, hommes d’affaires, Banques internationales qui actuellement peuvent prédire son avenir dans les six mois à venir ?

D’autre part, le temps est contre Tshisekedi. Aucune force n’est capable de sécuriser la RDC dans les prochains six mois avant les élections présidentielles. Il faut un Hercule pour mater plus de deux cents rebellions, dans un pays gangrené par la corruption et où le gouvernement est sans pouvoir sur le terrain.

Parmi les 250 rebellions, le seul M23 visait par Tshisekedi, n’est plus le même que celui combattu par les forces Sud-africaines il y a plus d’une quinzaine d’années. Actuellement c’est un groupe qui est encore plus motivé politiquement, plus aguerri et plus déterminé que jamais à protéger le territoire de ses ancêtres et à ramener au bercail la population réfugiée dans les pays environnants depuis presque 30 ans.

L’autre grand handicap est la configuration géographique de la région, la présence des forêts et des montagnes qui constituent des milliers des caches et de lieux impénétrables de résistance. Combien des soldats étrangers qui vont mourir loin de chez eux pour une cause qu’ils ne comprennent pas.
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Rappelons aussi que la corruption au sein des forces nationales de sécurité, ne permet de distinguer les vraies FARDC, certaines autorités politique avec les groupes des rebelles avec lesquels ils se partagent les butins. La corruption vient du sommet à la base. Comme dirait le proverbe chinois « le poisson commence à pourrir par la tête ».

Il n’y a aucune motivation des FARDC à se battre au profit des hommes politiques corrompus. Chacun tire la couverture sur soi. Cette situation ne date pas d’hier. On se rappelleras du saut sur Kisangani des commandos belges, de l’intervention de la France à Kolwezi et des forces marocaines qui à chaque problème, ces forces variées y compris les mercenaires, sont venus au secours du Marchal Mobutu.

Tshisekedi est le chef du 8e armée d’Afrique, mais qui est mis en déroute par n’importe quel groupuscule armé de fusil, machette ou cailloux.

Le seul moyen pour redresser la RDC n’est que la « bonne gouvernance ». Et ce n’est pas sorcier !

Auteur: MANZI
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