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RDC : la branche du M23 dite « Makenga » exclue du dialogue de Nairobi

La présidence congolaise annonce avoir exclu des consultations de Nairobi la principale branche du M23.

La présidence congolaise annonce avoir exclu des consultations de Nairobi la principale branche du M23.
La présidence congolaise annonce avoir exclu des consultations de Nairobi la principale branche du M23. Kinshasa et le mouvement rebelle s’accusent mutuellement de la reprise des hostilités constatées ce samedi 23 avril dans le Rutshuru dans le Nord-Kivu. Et ce, alors que les autres groupes armés censés prendre part aux discussions de Nairobi sont toujours attendus.

La nouvelle de la reprise des hostilités est tombée en milieu d’après-midi. Et a jeté un froid à Nairobi, explique notre correspondante dans la capitale kényane, Florence Morice. Dans la foulée, le gouvernement congolais – qui accuse le M23 d’avoir attaqué son armée - dit avoir « exigé et obtenu » l’expulsion du processus de consultation de la branche du M23 dite M23/Makenga. Précisément de ses deux délégués, le secrétaire exécutif du mouvement Benjamin Mbonimpa, et Lawrence Kaniyuka, chargé des affaires étrangères.

Le M23 dément cette version et assure avoir agi en légitime défense. « Le gouvernement ne veut pas la paix » accuse le porte-parole du mouvement. Quoi qu’il en soit, c’est un coup dur pour le processus de consultation annoncé jeudi à l’issue du sommet de l’EAC et qui venait tout juste de débuter timidement.

Après le rendez-vous manqué de vendredi, et en attendant que les autres groupes armés invités - dont la liste n’a pas été rendue publique - arrivent, le comité qui supervise les discussions a décidé samedi matin de tenir une première réunion, avec les délégués déjà présents à Nairobi : à savoir Jean-Marie Runiga, représentant d’une branche du M23 dissidente réfugiée de 2013 au Rwanda et la délégation du M23 dit « Makenga », la branche active dans l’est congolais aujourd’hui, et dont Kinshasa annonce donc l’exclusion.

Reprise des hostilités dans le territoire de Rutshuru
Les combats entre ce mouvement rebelle et les FARDC ont donc repris samedi après près de deux semaines d’accalmie constatée dans la zone, souligne notre correspondant à Kinshasa, Patient Ligodi. Les tirs ont commencé vers 15 heures, heure locale, dans le groupement de Jomba, territoire de Rutshuru, dans le Nord-Kivu.

Les premiers crépitements de balle ont été localisés au bas de la colline de Bugusa, aux environs de la paroisse catholique de Jomba, le plus grand lieu de culte des fidèles catholiques dans la zone. D’autres tirs ont été entendus vers la cité de Chengerero. Cette agglomération avait déjà été conquise par les combattants du M23 fin mars avant d’être reprise par les forces régulières.

Selon les sources de l’armée, ce sont les combattants du M23 qui ont lancé les hostilités en s’attaquant à ses positions en pleine période de trêve décidée en raison du dialogue de Nairobi. Ce que dément ce mouvement qui rejette la responsabilité aux FARDC qu’il accuse d’être à l’origine des premiers tirs. Le M23 explique le déploiement de ses forces, par la volonté, dit-il, de sécuriser positions.

Sur le terrain, les populations civiles, qui regagnaient déjà leurs habitations suite à l’accalmie constatée ces derniers jours, sont obligées de déserter de nouveau la zone. Certains parmi elles ont même traversé encore une fois la frontière ougandaise.

Auteur: MANZI
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