Obligée de travailler durant de longues heures à des tâches domestiques difficiles pour un salaire de misère, les choses se sont compliquées quand elle a voulu quitter son poste.
« Je faisais la lessive, je torchonnais et nettoyais les murs de la maison. Je lavais l’enfant, je la gardais et je devrais repasser les habits. Quand je m’y suis opposée, ils ont commencé à me maltraiter. Le salaire n’était pas conséquent. Ils ne supportaient pas les erreurs. En cas d’erreur, ils tombaient en colère à cause de l’argent qu’ils me payaient, soit 650 riyals saoudiens (près de 170 euros par mois). »
Menaces de mort et viols
Martine Irambona a quitté le Burundi après avoir été abandonné par son mari. Elle a donc dû trouver une solution pour élever ses cinq enfants. Elle raconte comment son employeur a abusé d’elle.
« Il voulait qu’on fasse l’amour. Je me suis catégoriquement opposée à sa demande. Il a menacé de me tuer. Il profitait de l’absence de sa femme pour me violer. Je criais, il m’a giflée et cognée contre les murs. A mon retour, j’étais devenue dingue. On m’a même dépouillée de tout l’argent que j’avais gagné et les habits que j’avais achetés. Je suis revenue les mains vides. Je regrette cette expérience. »
D’autres femmes ont été contraintes à rejoindre des réseaux de prostitution.
En 2016, la police burundaise avait reconnu l’existence de sociétés de recrutement impliquées dans le trafic de femmes. Celles-ci étaient légalement enregistrées par l’ancienne Agence de promotion des investissements avant d’être démantelées.
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